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Le Blog du Lions Club de Montaigu

Articles récents

Parler français, une aubaine économique...

14 Décembre 2014 , Rédigé par M.C. Publié dans #Lu pour vous

Les Echos mercredi 12 novembre 2014 Herve Senecal le 11/11 à 09:05

Le langue française serait bénéfique pour les échanges économiques et culturels des pays qui le pratiquent.
D'ici à 2050, pas moins de 700 millions de personnes parleront la langue de Molière selon l'OIF. La France on ne sait pas trop, mais le français, lui, se porte bien.
De 106 millions en 1985, le nombre de francophones dans le monde, c’est-à-dire de personnes "sachant lire et écrire le français" devrait passer à 700 millions en 2050 selon l’ Organisation internationale de la francophonie (OIF), qui table sur l’explosion démographique de l’Afrique, où la langue de Molière se taille la part du lion.
Mais parler français est-il une aubaine sur le plan économique ? En préambule du XVe Sommet de la francophonie, organisé à Dakar du 28 au 30 novembre prochain, l’OIF toujours, présente un ouvrage intitulé La langue française dans le monde (édition Nathan), préfacé par son Secrétaire général Abdou Diouf.
L’une des thématiques abordées par cette étude s’intéresse à la notion de "francophonie économique", c’est-à-dire à l’impact de la langue française sur l’économie des pays qui la parlent.
Maîtriser le français à l'étranger Et cet impact est plutôt significatif, n’en déplaise à ceux qui ne jurent que par l’anglais. Ainsi, selon l’OIF, alors qu’ils ne rassemblent que 14 % de la population mondiale, les pays membres et observateurs de l’OIF sont à l’origine de 20 % des échanges commerciaux mondiaux.
L’ensemble des pays francophones pèse économiquement 2,87 fois son poids démographique. Le caractère déterminant de la langue de Voltaire n’a pas échappé aux recruteurs des quatre coins du monde, qui sont de plus en plus nombreux à demander à leurs salariés de la maîtriser. Au Liban, 43 % des entreprises emploient en majorité des francophones, et 49 % des recruteurs demandent "toujours" ou "souvent" au candidat de parler français.
Au Québec, 85,2 % des entreprises de 50 employés ou plus ont généralisé l’utilisation du français. À Bruxelles, plus de 90 % des entreprises emploient le français. En Suisse alémanique, le taux d’augmentation des revenus du travail d’une personne maîtrisant la langue se situe entre +15 et +26 %. À Abidjan, Bamako, Dakar, Douala, Kinshasa ou encore Libreville, de 66 à 98 % des personnes interrogées considèrent le français comme "important" ou "indispensable" pour obtenir un travail et "réussir sa vie".
On pourrait empiler les exemples encore longtemps. Ils montrent l’importance du français sur le marché de l’emploi à travers le monde. Ils mettent également le doigt sur la dichotomie flagrante existant entre le poids économique réel du français aux quatre coins du globe, et l’image que l’on se fait de ce poids.
Le français, à l’instar d’à peu près toutes les langues à l’exception de l’anglais, est dans l’imaginaire collectif totalement phagocyté par la langue de Shakespeare. Une langue propice au business Shakespeare, pourtant, s’il était né à notre époque de notre côté de la Manche, n’aurait pas forcément perdu au change en termes de rayonnement potentiel de son œuvre dans le monde.
En effet, alors que les francophones représentaient en 2008 5,5 % de la population mondiale, leur poids en matière d’échanges culturels était deux fois plus élevé, culminant à 11,51 %. Les pays ayant le français comme langue officielle ou co-officielle étaient, la même année, à l’origine de 14,43 % des exportations mondiales de contenu audiovisuel et de services associés.
Le problème du français n’est pas d’être devenu au fil du temps l’ombre de lui-même, mais d’évoluer dans l’ombre de l’anglais. Bien loin d’être une langue capitalisant sur sa splendeur d’antan jusqu’à épuisement du filon, il se réinvente chaque jour, et contribue au dynamisme économique des pays qui l’emploient.
Le Burkina Faso, par exemple, réalise 55,3 % de ses échanges commerciaux avec des pays membres de la Francophonie. Le Mali, 41,1 %. La Tunisie, 32,6 %.
Pas vraiment anecdotique. Pour finir, il semble utile de préciser que les flux commerciaux entre deux pays de l’espace francophone sont en moyenne 22 % plus élevés grâce à cette langue, ce qui accroît leur PIB de 6 % par tête. Une donnée qui finit de démontrer que le français est une langue propice au business, et c’est plutôt une bonne nouvelle, quand on sait qu’elle sera l’une des trois langues les plus parlées au monde dans trois décennies. Inséré depuis
<http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-118305-parler-francais-une-aubaine-economique-1063035.php>

Le Fond de l'air effraie.... ou les peurs du 21ème siècle !

14 Décembre 2014 , Rédigé par M.C. Publié dans #Lu pour vous

SCIENCES

Atmosphère
Chaque nouveau pic de pollution fournit l'occasion d'une alerte médiatique au ton volontiers catastrophiste. Un "marketing de la peur" qui masque l'amélioration constante de la qualité de l'air.
Des formules qui frappent : «Les rues de Paris, le 13 décembre 2013, Éraient aussi polluées qu'une pièce de bine mètres carrés occupée par huit fumeurs », «À Paris, respirer nuit grave¬ment à la santé », « Le ciel de la capitale comportait six millions de particules fines par litre d'air — soit trente fois plus que la normale », pouvait-on lire dans plusieurs journaux. Six millions de particules ultra-fines toxiques : de quoi convaincre tout lecteur sensé de rester chez soi.
Pourtant, un litre d'air contient, que ce soit sous forme de diazote ou de dioxy¬gène, 27 000 milliards de milliards de particules, ce qui, sans la rendre négli-geable, ramène ladite toxicité à un pourcentage infiniment faible... et beaucoup moins effrayant.
« C'est un peu le problème des chiffres, relève Jean de Kervasdoué, ingénieur, professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) et auteur de l'ouvrage Ils ont perdu la raison (lire Valeurs actuelles du 6 février). L'image du tabagisme passif est d'ailleurs assez symptomatique. À ce sujet, on met toujours en avant le chiffre suivant: le conjoint d'un épowcfumeur a 30 % de risque en plus de développer un cancer que le conjoint d'un non-fumeur. On se dit: "30 %, c'est énorme". Mais en réalité, on ne passe que de 6 pour 100 000 à 8 pour 100 000. Or, c'est ce chiffre-là qui compte... » De même, il est plus frappant de lire que la pollution atmosphérique serait la cause de 1 400 morts supplé¬mentaires à Paris que d'apprendre que seul 0,000 7 % de la population pari¬sienne est potentiellement concerné. Il s'agit pourtant de la même chose... «Les grandes études aboutissent toutes aux mêmes constats.
En France, on parle de 42 000 décès prématurés », lisait-on encore dans un autre grand quotidien. En réalité, ces études et ces chiffres sont toujours les mêmes et, qu'il s'agisse de l'Agence européenne de l'environnement ou de l'Organisation mondiale de la santé, ne reposent pas sur des protocoles suffisamment solides (lire Valeurs actuelles du 20 mars).
«Les traductions chiffrées sont hasardeuses, poursuit Jean de Kervasdoué. Les études ont été menées dans des circonstances qui n'ont rien à voir avec celles qui sont les nôtres. » Le problème est moins au cœur des villes que sous leur panache, c'est-à-dire souvent à l'extérieur. De son côté, Pierre Kohler, dans son ouvrage l'Imposture verte, écrit : « Lefait qu'on soit passé de la loupe de Sherlock Holmes au microscope électro¬nique donne l'impression que les risques sont aujourd'hui plus élevés qu'ils ne l'étaient par le passé. »
De fait, l'amélioration des capacités de détection, le durcissement des normes et l'abaissement des seuils d'alerte augmentent la sensibilité à ce sujet. Le seuil d'alerte aux oxydes d'azote correspond ainsi à l'atmosphère qui règne dans une cuisine où, depuis vingt minutes, trois brûleurs à gaz fonctionnent...
Si, après la publication, le 24 novembre, de cette nouvelle étude sur les particules ultrafines, la mairie de Paris a réagi, les idées avancées sont souvent les mêmes : circulation alternée, diminution de la vitesse (donc des embouteillages, même si les zones de travaux en créent davantage), restriction d'accès pour les véhicules les plus pol¬luants, création d'un périmètre pré¬servé, etc. Malheureusement, ces mesures méconnaissent la réalité des phénomènes liés à la pollution atmosphérique.
Ainsi, l'important est moins le pic que la pollution de fond, moins ce qui est émis directement que ce que deviennent les gaz après leur sortie, les composés secondaires ayant souvent plus d'influence que les émissions primaires ; le problème est moins au coeur des villes que sous leur panache — c'est-à-dire souvent à l'extérieur, selon les vents dominants (la concentration en ozone est par exemple plus forte au coeur de la forêt de Rambouillet qu'au-dessus de Paris).
Enfin, les effets n'étant pas proportionnels, pour qu'une restriction de la circulation soit efficace, il faudrait non pas une circu¬lation alternée, mais une réduction de 80 %, chose difficile à concevoir. « Honnêtement, du point de vue dela santé publique, ily a bien d'autres priorités», soupire Jean de Kervasdoué.
Et de rappeler que, en ce qui concerne la pollution intérieure, et sans même parler du tabac, la nocivité des produits d'entretien, des poils d'animaux, des acariens, des moisissures ou des bactéries est trop sous-estimée.
« Rappelons aussi que, pour les voies respiratoires, l'événement le plus dangereux reste le printemps, à cause des allergies qu'il occasionne, ajoute, un brin provocateur, le créateur de l'École Pasteur-Cnam de santé publique. Que la pollution existe est une évidence, mais elle baisse de manière régulière depuis des décennies. Nous ne sommes pas en Chine, ni à Londres dans les années 1950. Toutes ces images participent d'un "marketing de la peur", qui met en avant des raisonnements simplistes et entend faire croire que l'on peut vivre à Paris sans pollution.» MickelFonton

Valeurs Actuelles du 4/12/2014

2014 Photos de la Soirée du 28 novembre

29 Novembre 2014 , Rédigé par M.C. Publié dans #Albums

2014 Photos de la Soirée du 28 novembre
2014 Photos de la Soirée du 28 novembre
2014 Photos de la Soirée du 28 novembre
2014 Photos de la Soirée du 28 novembre
2014 Photos de la Soirée du 28 novembre
2014 Photos de la Soirée du 28 novembre
2014 Photos de la Soirée du 28 novembre
2014 Photos de la Soirée du 28 novembre
2014 Photos de la Soirée du 28 novembre

Joyeux Noël 2014 à toutes et à tous les Lions

26 Novembre 2014 , Rédigé par Frédéric Guiot Publié dans #Le Club de Montaigu

Joyeux Noël 2014 à toutes et à tous les Lions

L'Edito de Frédéric Guiot,

Chers amis, à la demande de Marcel, j’ai sorti mon kit de survie en vocabulaire, et ses quelques mots du dictionnaire pour vous évoquer Noël.
Et oui c’est déjà Noël… La nativité fêtée par tous les chrétiens, naissance de Jésus dans une grange à Bethléem.
Je ne me permettrai pas de vous raconter mes Noëls, le sapin disposé religieusement près de la cheminée, les senteurs de résine, les décorations harmonieuses de la maison maternelle. Les chants, le départ pour la messe de minuit (qui avait lieu à minuit) la famille qui se retrouve.
Cette tribune n’ayant pas vocation à dépeindre un noir tableau de notre société, mais tout de même, que le monde a bien changé depuis le recensement de Bethléem (l’administratif…déjà) tout va vite, trop vite parfois, l’impersonnel prenant le pas sur le relationnel.
La période de Noël a cette faculté d’aplanir pour un temps toutes nos difficultés. Tout nous est permis pour un instant, celui d’oublier nos tracas et de retrouver dans les sourires et les regards d’enfants illuminés par le faste de la célébration une lueur, l’espoir de changement.
Nous commémorons cette année le centenaire funeste de la Grande Guerre de 1914, cette vieille dame que nous n’aurions pas voulue connaitre, et pourtant… Noël a été pour un court instant, un moment magique entre deux ennemis qui se sont retrouvé au milieu du champ de bataille pour prier ensemble « Noël ». Incroyable non ?
Noël, c’est aussi l’association d’ingrédients qui font de ces moments, des moments de plénitude et de bien être : des retrouvailles, un bon feu de cheminée, des rires des enfants impatients, du froid, de la neige….
Des souvenirs en somme.
Tous, nous avons tous nos souvenirs de Noël, des oranges au chocolat, les falots scintillants, ou encore les chants de minuit résonnant dans nos têtes comme des tubes lyriques.
Athée, Chrétiens pratiquants ou non, tous sont sensibles à Noël. La magie de Noël perdure, elle est intemporelle. Nous avons le bonheur de vivre un Noël familial, puissions-nous par nos actions, notre engagement, transmettre un peu de cette magie.
Que notre club et l’amitié qui nous fédère puisse nous donner cette force pour mener à bien notre but celui de servir avant de se servir.
Beaucoup rêvent, très peu se réveillent, faisons partie du bon wagon, que nos souvenirs nous aident à progresser et à être encore meilleurs.
La liberté, chèrement acquise par nos aïeux, n’a pas été l’absence d’engagement, bien au contraire, ils nous ont offert la capacité de choisir, nous avons cette chance, faisons vivre ensemble notre héritage pour nous donner l’élan suffisant et nécessaire pour mener à bien nos projets.
Au nom d'Éric notre président, nous vous transmettons avec Béa nos meilleurs vœux de Noël, et traditionnellement « Joyeux Noël à toutes et à tous ».
Comme toujours , Fred a le verbe magique ! M.C.

Ce texte est paru dans notre dernière “Lettre mensuelle” dans laquelle est publié chaque mois “l’Edito” ou le “Point de vue” d’un Lion. Il n’engage pas le club et n’est que l’expression de celui qui l’écrit. Pour consulter la Lettre du mois cliquez sur le lien "PDF" ci-après :

Soirée Statutaire du vendredi 24 octobre « Visite du Gouverneur » Intronisation/Transfert

26 Novembre 2014 , Rédigé par M.C. Publié dans #Le Club de Montaigu

Soirée Statutaire du vendredi 24 octobre « Visite du Gouverneur » Intronisation/Transfert
Nous étions 22 Lions présents accompagnés de 19 épouses afin d’accueillir notre Gouverneur Jean-Pierre Rondeau et son épouse Christiane. Jean-Pierre est membre du club de Niort Doyen, il est (ou était ?) expert-comptable à Niort.
Comme à chaque visite annuelle le Gouverneur s’entretient avant la soirée avec le Président et les membres du Bureau. Cette réunion a pour but de rendre compte du fonctionnement du club et d’écouter les directives du Gouverneur qui transmet lui-même celles du District Multiple France.
De même sont commentées les diverses opérations en cours émanant du Lions International d’Oaks Brooks et District Multiple national et bien sûr celles de notre District.
Son programme (slogan figurant sur son fanion) :
v Tolérance : sachons écouter, dialoguer, débattre et construire ensemble. v Dynamisme : afin de réaliser des actions dont nous serons fiers.
v Convivialité : tout membre doit se sentir chez lui aussi bien dans son club, sa zone ou son district.
Autres événements de la Soirée : L’officialisation du transfert d’Hubert JUVIN qui nous vient du club de « Niort Donjon ». Il était accompagné de son épouse Cathy. Je rappelle que nos deux amis sont les successeurs de Christophe et Valérie Bondu à « La Cave des Rochettes ». Hubert a brièvement rappelé son parcours de Lion, il a été intronisé en 2005 dans le club de Niort Donjon, ville dans laquelle il exploitait avec son épouse, également une Cave.
Eric, notre président a ensuite remis à Hubert le fanion et les diverses brochures du club.
Bienvenue à tous les deux au Lions Club de Montaigu.
Ce fut ensuite l’intronisation de Patrick MULLINGHAUSEN, il était accompagné de son épouse Fabienne. Il fut présenté par son parrain Thierry Chéneau (voir ces éléments dans la dernière Lettre).
Il a comme il se doit, affirmé sa décision de devenir Lion en nous lisant le texte officiel de rigueur pour chaque Lion entrant dans un club. Puis l’insigne attestant son appartenance au Lions Club International lui fut remis par le Gouverneur lui-même.
Notre Président, Eric lui également remis le fanion du club ainsi que les brochures contenant l’Histoire et les règles et coutumes de notre mouvement.
Ce fut ensuite le dîner, comme toujours très animé lors des soirées mixte. Durant le repas le Gouverneur nous a rappelé les valeurs du Lionisme et félicité pour le dynamisme dont fait preuve notre club, tant sur le plan des actions qu’il mène, que sur sa politique de recrutement.
En fin de repas, comme le veut la coutume, ce fut l’échange de Fanion entre le Gouverneur et notre Président. Jean Pierre a longuement commenté les symboles qui figurent sur son fanion de Gouverneur, qui comme c’est souvent le cas, rappellent son lieu de vie, son parcours professionnel et le programme de son gouvernorat.
Pour le fanion de notre club ce fut bien sûr Eric qui le remis au Gouverneur, aidé par Philippe Sablereau qui en tant que fils de membre fondateur a bien voulu expliquer son originalité !
Très belle et très conviviale soirée qui a mis en lumière la nouvelle « physionomie », du Lions club de Montaigu, ce qui nous rend optimistes pour l’avenir ! M.C
Vous trouverez une sélection des photos prises ce soir-là sur le Blog du club où vous pouvez aussi faire des « Copiés/Collés ».
Soirée Statutaire du vendredi 24 octobre « Visite du Gouverneur » Intronisation/TransfertSoirée Statutaire du vendredi 24 octobre « Visite du Gouverneur » Intronisation/Transfert
Soirée Statutaire du vendredi 24 octobre « Visite du Gouverneur » Intronisation/TransfertSoirée Statutaire du vendredi 24 octobre « Visite du Gouverneur » Intronisation/Transfert

Apéritif du 13 novembre chez notre Président

26 Novembre 2014 , Rédigé par M.C. Publié dans #Le Club de Montaigu

Apéritif du 13 novembre chez notre Président
Mireille et Eric Piveteau étaient nos Hôtes ce soir-là et nous étions 16 Lions au rendez-vous. Eric en hommes organisé qu’il est, a passé en revue tous les sujets qui concernent notre programme des quatre prochains mois : La permanence à assurer au Téléthon les 5 et 6 décembre prochains, Préparation de l’Opération « Plaquette 2015 » déjà mise sur les rails, La Soirée Vins et Fromages du 23 janvier, Prévoir d’ores et déjà les grandes lignes de la Soirée Anniversaire du 21 mars 2015, Un dîner sera organisé prochainement avec des candidats potentiels à l’intronisation Lion, Etc…..etc… Par ailleurs, il a demandé à notre trésorier Yannick Baudry de nous communiquer les résultats définitifs du Loto du 12 octobre. Vous les trouverez ci-dessous :
Recettes nettes : 3 845.00 € - Frais divers : 698.00 €, Gain net : 3 147 .00 €
Bravo à toute l’équipe qui a participé à l’organisation et à la réalisation de cette 1ère opération de l’année Lions, ce sont les meilleurs résultats du Loto depuis le premier, organisé en 2004 !
Avant de passer aux « agapes » que nous avaient préparé nos amis, Eric a rappelé que le Gouverneur lui avait confié les « Chevrons de présence au Lions International » à remettre aux différents bénéficiaires, à savoir : Philippe Pallard, pour 40 ans de Lionisme Fred Guiot, pour 10 ans de Lionisme Patrick Guénec pour 20 ans de Lionisme André Frouin, membre fondateur 45 ans de Lionisme Francis Cazin, membre fondateur 45 ans de Lionisme, Il a demandé à Bernard Gourmaud (doyen des Lions présents) de remettre les « Chevrons » marquants les années de présence au Lions International à Philippe et Fred qui participaient à la soirée. Concernant Patrick, ils lui seront remis à sa prochaine participation. Enfin pour André et Francis, le Président a proposé d’aller avec d’autres lions leur remettre chez eux leurs distinctions. Ce qui sera organisé prochainement. La soirée s’est ensuite poursuivie et terminée au fil des conversations diverses et variées dans la convivialité qui sied et qui est toujours de mise dans les rencontres de notre club.
Certains de nos « jeunes » (plus ou moins…) ont parait-il, prolongé la soirée jusqu’à « pas d’heures » !!! Selon le vocabulaire de notre temps !!
Les veinards, qu’ils en profitent le plus longtemps possible. M.C.

Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre

4 Novembre 2014 , Rédigé par M.C. Publié dans #Albums

Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Sélection de Photos de la visite du Gouverneur et des Intronisations du 24 octobre
Soirée du 24 octobre 2014 Intronisation de Patrick MULLIGHAUSEN et transfert d'Hubert JUVIN
Soirée du 24 octobre 2014 Intronisation de Patrick MULLIGHAUSEN et transfert d'Hubert JUVIN
Soirée du 24 octobre 2014 Intronisation de Patrick MULLIGHAUSEN et transfert d'Hubert JUVIN
Soirée du 24 octobre 2014 Intronisation de Patrick MULLIGHAUSEN et transfert d'Hubert JUVIN
Soirée du 24 octobre 2014 Intronisation de Patrick MULLIGHAUSEN et transfert d'Hubert JUVIN
Soirée du 24 octobre 2014 Intronisation de Patrick MULLIGHAUSEN et transfert d'Hubert JUVIN
Soirée du 24 octobre 2014 Intronisation de Patrick MULLIGHAUSEN et transfert d'Hubert JUVIN
Soirée du 24 octobre 2014 Intronisation de Patrick MULLIGHAUSEN et transfert d'Hubert JUVIN
Soirée du 24 octobre 2014 Intronisation de Patrick MULLIGHAUSEN et transfert d'Hubert JUVIN
Soirée du 24 octobre 2014 Intronisation de Patrick MULLIGHAUSEN et transfert d'Hubert JUVIN

Soirée du 24 octobre 2014 Intronisation de Patrick MULLIGHAUSEN et transfert d'Hubert JUVIN

"Coût du travail : l’écart entre la France et l’Allemagne va se réduire "

4 Novembre 2014 , Rédigé par M.C. Publié dans #Lu pour vous

Guillaume de Galignon "Les Echos" le 04/11

La France va regagner du terrain grâce au pacte de responsabilité. Les économies française et allemande vont-elles converger de nouveau ?

Sur le plan du coût du travail, c’est en tout cas ce que pense la Commission européenne dans ses dernières prévisions. Elle table sur une hausse du salaire par tête (charges sociales comprises) de 0,9 % en 2015 (après 1,4 % en 2014) dans l’Hexagone puis de 1 % l’année suivante, alors que celle-ci était encore supérieure à 2 % jusqu’en 2012.
En tenant compte de l’inflation, alors le salaire réel de chaque travailleur français va même reculer selon les économistes de Bruxelles. Il baisserait de 0,1 % en 2015 puis de 0,3 % en 2016. Ces chiffres tiennent compte des baisses de charges mises en place par le gouvernement via le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice), dont la création a été annoncée il y a deux ans jour pour jour, et le pacte de responsabilité.

Dans le même temps, les salaires allemands sont appelés à progresser plus vite , sans que les charges diminuent.

Le salaire par tête grimperait de 2,8 % cette année (deux fois plus vite qu’en France), de 3,3 % l’an prochain et de 3 % en 2016. D’une part, la croissance de l’Allemagne reste supérieure à celle de la France.
D’autre part, les salariés allemands se sont serré la ceinture depuis les réformes du marché du travail engagées par Gerhard Schröder. « Les prévisions de la Commission sont peut-être un peu optimistes, mais la tendance de fond est là : le marché du travail est dynamique en Allemagne alors qu’il reste déprimé en France.
Il est donc logique que les salaires évoluent différemment, explique Jean-Baptiste Pethe, économiste chez Exane BNP Paribas. Mais la modération salariale sera graduelle en France car les salaires ont tendance à être rigides. » La Commission en tient néanmoins déjà compte dans ses prévisions, en tablant sur une hausse toujours importante des salaires dans le secteur privé en France. Ce sont les baisses de charges et la modération salariale du secteur public qui expliquent la faible hausse des rémunérations brutes.

La France en concurrence

Mais si la France va regagner de la compétitivité face à l’Allemagne, elle devra aussi faire face à l’Italie et, surtout, à l’Espagne, qui ont baissé le coût du travail ces dernières années. Et, dans ces deux pays, les hausses de salaire par tête seront similaires à celles de l’Hexagone d’ici à 2016 (autour de 1 % par an). C’est pourquoi la France, en concurrence souvent à l’exportation avec ces deux pays, aura du mal à réduire son déficit commercial.
Ainsi, Bruxelles prévoit que l’Hexagone va de nouveau perdre des parts de marché en 2015 et 2016. « Il n’y a pas d’inversion de tendance », estime Denis Ferrand, directeur général de COE-Rexecode. « L’économie française parvient à peine à endiguer les pertes de parts de marché avec le Cice et le pacte de responsabilité. L’ajustement de la compétitivité française est un processus long. C’est un supertanker qu’il faut manœuvrer », conclut-il.
&quot;Coût du travail : l’écart entre la France et l’Allemagne va se réduire &quot;

L'Association Martial Caillaud au Sri Lanka

3 Novembre 2014 , Rédigé par M.C. Publié dans #Albums

L'Association Martial Caillaud  au Sri Lanka

Au cours de la soirée du 26 septembre consacrée à la répartition des dons de notre club pour l'année 2013/2014 et après la remise d'un chèque de 2 000 € à M. et Mme Lusseau qui représentaient l'Association Martial Caillaud nous ont indiqué que les dons effectués par le Lions Club de Montaigu en 2013 avait servi à financer une sortie des enfants de l'orphelinat de Baduraliya au Sri Lanka. L'association Martial Caillaud fait partie des "Amis de notre club" et à ce titre reçoit chaque année une dotation. Ce lien particulier est dû au nom qu'elle porte ! En effet Martial Caillaud disparu en en 1987 était membre fondateur du Lions Club de Montaigu. Par ailleurs les actions qu'elle mène sont en parfaite cohérence avec les idéaux du Lions Club International. M.C.

Ci-dessous, un fichier "Power Point" donnant une idée de ce qui est réalisé au Sri Lanka par l'Association Martial Caillaud

« Laissons les fous et les audacieux s'exprimer !

3 Novembre 2014 , Rédigé par M.C. Publié dans #Lu pour vous

« Laissons les fous et les audacieux s'exprimer !
Le 30/10 à 10:52 Jean-Marc Daniel - Léo Paul Ridet

Pour bien fonctionner, une économie a besoin d’inventeurs et d’entrepreneurs qui génèrent de la croissance à long terme, estime l’économiste Jean-MarcDaniel. Qui fustige les rentes, freins à l’esprit d’entreprise et à la concurrence. Retrouvez le dossier sur les "casseurs de rentes" aux Etats-Unis, dans Enjeux Les Echos, Novembre 2014.

Enjeux Les Echos – Dans votre dernier livre, L’Etat de connivence, vous écrivez que le salut d’une économie repose seulement sur les entrepreneurs. Ne leur prêtez-vous pas trop d’importance ?
Jean-Marc Daniel – Cela fait quarante ans que nos dirigeants se trompent d’objectif. Ils affirment que la priorité c’est l’emploi, alors que le véritable enjeu, c’est la croissance à long terme. Or, pour qu’il y ait de la croissance, il faut de toute façon des entrepreneurs. Il s’agit ainsi de faciliter la création d’entreprises et de garder la fiscalité à un niveau très faible pour que les créateurs puissent tirer rapidement profit de leur initiative.
L’entrepreneur est un personnage clé parce qu’il invente l’avenir, alors que souvent les chefs d’entreprise prolongent le présent.
Laissons, parmi ces entrepreneurs, les fous et les audacieux s’exprimer ! Mais les entrepreneurs ne suffisent pas. Pour bien fonctionner, une économie a aussi besoin d’imitateurs, c’est-à-dire d’une classe de gens bien formés, des ingénieurs qui prennent le relais des entrepreneurs et légitiment leur intuition. Dans le cinéma, par exemple, les frères Lumière ont été les inventeurs, mais ils n’ont pas su être entrepreneurs. L’entrepreneur, ce fut Léon Gaumont qui fabriqua et commercialisa le matériel de projection, développa la production de films, le réseau des salles et de distribution. Et c’est lui qui a eu beaucoup d’imitateurs, dans le monde entier. Enfin, il faut une troisième catégorie d’acteurs : les savants, libres de chercher ce qu’ils veulent.
Comment la France se place-t-elle dans ces trois domaines par rapport aux Etats-Unis où l’esprit entrepreneurial est quasiment inné ?
J.-M. D. – Les Etats-Unis valorisent l’entrepreneur alors que la France forme plutôt des imitateurs, via ses écoles d’ingénieurs et de commerce, même si la situation est en train d’évoluer avec les Xavier Niel et autres Jacques-Antoine Granjon, et cette jeune génération qui rêve de monter son entreprise. Je serais plus pessimiste en ce qui concerne les savants. Sur ce plan, je dirais même que la France est très mal partie ! Jean-Marc Daniel sur l’entreprise, le profit, la concurrence.
Interview de Jean-Marc Daniel, économiste à l... par lemonde.fr Pourquoi peignez-vous un tableau si noir ?
J.-M. D. – Dans la mécanique de l’innovation, on doit distinguer deux approches : la sérendipité et la zemblanité.
La sérendipité, c’est le Post-it de 3M, la tarte Tatin ou les équations de Maxwell : c’est ce que l’on trouve alors qu’on ne le cherchait pas. Maxwell formule les lois de l’électromagnétisme au hasard de ses recherches et c’est Hertz qui, dans la foulée, met en évidence les ondes qui porteront son nom et donneront naissance à la radio hertzienne.
La zemblanité est un néologisme forgé par l’écrivain britannique William Boyd dans son roman Armadillo : on ne trouve que ce qu’on vous demande. C’est ce qui se passe dans les pays où la recherche et la science sont bureaucratisées, comme en France. Chez nous, on se focalise sur la part du PIB consacrée à la recherche alors que ce qui compte, c’est la capacité à laisser s’épanouir la sérendipité. Les Etats-Unis le font mieux que nous.
On y trouve encore des lieux de pure sérendipité, avec des donateurs capables de financer des chercheurs sans leur fixer d’objectif particulier. C’est cela qui favorise l’innovation.
Les sociétés qui bousculent le plus les règles établies, comme Uber ou Airbnb, viennent principalement des Etats-Unis. C’est là où il y a le plus de rentes qu’il y a le plus de casseurs de rentes ?
J.-M. D. – Bien sûr. Rappelons que le terme de lobbying vient des Etats-Unis, comme le concept de crony capitalism, ce capitalisme de connivence qui donne le titre à mon livre !
Le complexe militaro-industriel dénoncé par Eisenhower existe toujours, comme en témoigne la caricature d’attribution du marché des avions par le Pentagone. Mais les rentes sont de plus en plus contestées par la population qui fait pression sur le système politique pour les casser.
En 2011, le gouverneur républicain du Wisconsin, Scott Walker, s’est attaqué aux droits syndicaux dans la fonction publique. Il a remporté haut la main le scrutin de rappel (recall) organisé par ses opposants.
Cet état d’esprit a permis d’aller très loin dans l’abolition de rentes privées, comme celle du transport aérien ou des télécoms avec AT&T. Le dernier secteur à en faire les frais est la santé.
Dès son premier mandat, le président Obama a dit que si le système coûtait trop cher, c’est qu’il y avait des rentes, des oligopoles, et qu’il allait les casser. Les Etats-Unis sont très en avance sur nous. Ils n’hésitent pas à criminaliser les atteintes à la concurrence. On y va en prison pour des ententes ! Vous imaginez cela en France ?
Comment la rente s’est-elle déplacée au cours des siècles ?
J.-M. D. – Elle s’est déplacée au fur et à mesure du développement économique. Elle était au départ agricole, née du droit de propriété et garantie par l’Etat. Puis vint la rente industrielle, celle du monopole ou de l’oligopole, qui maintient des prix élevés grâce aux commandes publiques et est soutenue par un système protectionniste. C’est toute la thématique de nos « champions nationaux » dont on vante souvent l’effet positif sur l’emploi et les marges importantes, alors qu’ils écrasent l’émergence des petites entreprises. Enfin, dans notre société moderne tournée vers l’immatériel, il existe ce que j’appelle une rente de l’imposture, par laquelle certains groupes ou individus prétendent rendre des services à d’autres en leur interdisant de le vérifier et bénéficient ainsi d’un revenu non justifié. C’est le cas du trader qui jouit d’une certaine aura et qui se lance dans des spéculations irraisonnées, alors que personne ne comprend ce qu’il fait. Il sait que sa banque, devenue too big to fail, sera in fine renflouée par l’Etat en cas de pertes. En fin de compte, c’est le contribuable qui paye… Pourquoi condamnez-vous la rente d’un point de vue économique ?
J.-M. D. – Pour trois raisons. Un, on démontre aisément que plus il y a de rentes, plus les dynamiques de croissance sont brisées. La capacité à créer de la croissance à partir du capital et du travail dépend du partage de la valeur ajoutée : salaire, profit, rente. Plus la rente est élevée, moins la dynamique est importante. Deux, la rente attire mécaniquement le rentier, ce qui crée une société de routine qui fuit la prise de risque et casse l’entrepreneur. Et trois, la rente permet au producteur ou au vendeur de pratiquer des prix excessifs, au détriment du consommateur. Ce qui légitime la concurrence, c’est avant tout sa capacité à casser les prix et à augmenter de ce fait le pouvoir d’achat de la population. La préserver, c’est agir en faveur de cet acteur économique clé qu’est le consommateur. Mais la concurrence a du mal à vivre et doit être cultivée, entretenue, dans certaines conditions pour que tout le monde en voie les bénéfices. J’en vois trois, essentielles : un cahier des charges minutieux et précis à fixer aux entreprises privées, un régulateur qui en vérifie le respect et une autorité de la concurrence.
C’est à cela que se limite le rôle de l’Etat ?
J.-M. D. – L’Etat doit en faire le moins possible ! Comme l’exposait déjà en 1959 l’économiste Richard Musgrave dans l’ouvrage qui l’a rendu célèbre The Theory of Public Finance, l’Etat doit accomplir trois missions. D’abord, gérer ce que le marché ne prend pas en compte et que les économistes appellent les externalités, comme la pollution. Ensuite, assurer la stabilité de la croissance, notamment par des politiques budgétaires contracycliques. Enfin, et c’est le plus fondamental, réduire la pauvreté. L’état de concurrence doit venir au secours des pauvres et leur donner une chance. Il assurera ainsi la cohésion sociale. La véritable solidarité n’est pas d’entreprendre des actions qui abaissent la richesse, comme on le dit souvent, mais d’élever les pauvres. Que l’Etat s’intéresse aux pauvres, pas aux riches !
Dans quelle mesure les nouvelles technologies peuvent-elles casser des rentes ?
J.-M. D. – Clairement, Internet est un très bon outil pour casser les rentes. Des entreprises comme Uber ou Airbnb n’existeraient pas sans lui. Dans les deux secteurs dont dépend l’avenir de notre société, l’éducation et la santé, les nouvelles technologies vont faire bouger les lignes. Prenez les Mooc (Massive Open Online Courses) : ils ouvrent aux étudiants la possibilité d’un enseignement de qualité et leur permettent de choisir ceux qu’ils considèrent comme les meilleurs professeurs. Les Mooc représentent une alternative à l’Etat qui, selon moi, devrait totalement se dégager de l’éducation.
Mais les nouvelles technologies ne risquent-elles pas aussi créer de nouvelles rentes ?
J.-M. D. – C’est vrai, on le voit par exemple avec Google. Il prétend agir au nom du peuple américain, comme Rockefeller sous Roosevelt, mais c’est à l’autorité de la concurrence de trancher. La FTC américaine, la Commission fédérale du commerce, doit décider s’il convient de lui appliquer les mêmes sanctions qu’à Exxon, AT&T ou Microsoft dans le passé. Elle doit sans doute aussi favoriser la réémergence d’un Yahoo pour qu’il y ait une saine compétition. Aux Etats-Unis comme en France, l’Autorité de la concurrence exerce une mission cruciale. Même si certains trouvent cela grotesque, je considère que lorsqu’elle inflige une amende aux organisations de producteurs d’endives pour entente sur les prix, c’est aussi important que le pacte de responsabilité.

BIOGRAPHIE Né le 26 avril 1954 à Bordeaux, Jean-Marc Daniel est professeur d’économie à l’ESCP-Europe et chargé de cours à l’Ecole des mines de Paris. Il dirige la revue Sociétal. Spécialiste de l’histoire de la pensée économique et des politiques économiques, il a notamment publié Huit leçons d’histoire économique (Odile Jacob) et Présidence Sarkozy : quel bilan ?, avec Henri Sterdyniak (éd. Prométhée).

Dans son dernier ouvrage L’Etat de connivence , sorti le 10 septembre chez Odile Jacob, il développe l’un de ses thèmes de prédilection : en finir avec les rentes. Propos recueillis par Isabelle Lesniak et Claude Vincent

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