Le Blog du Lions Club de Montaigu

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Energies renouvelables : le modèle allemand à bout de souffle (Site Fondapol)

17 Octobre 2014 , Rédigé par M.C. Publié dans #Lu pour vous

Energies renouvelables : le modèle allemand à bout de souffle (Site Fondapol)
Le sommet sur le climat, qui a eu lieu la semaine au siège des Nations Unies à New York, ravive le débat sur le changement climatique, et aussi les peurs qui en découlent. « Changer de modèle » de production et de consommation énergétique, voilà le mot d’ordre.
Le défi est de savoir comment. A ce titre, l’Allemagne est un bon exemple, puisqu’elle a fait le choix de développer les énergies renouvelables dans son mix énergétique.
Dans quelle mesure cette stratégie est-elle payante ? Par rapport à 1990, l’Allemagne a diminué ses émissions de gaz à effet de serre de 25 %,. C’est bien mieux que la France, qui les a réduites de 10 % sur la même période, alors que la part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute est à peu près équivalente.
Mais il serait trop simpliste de mesurer l’efficacité de la politique énergétique par ce seul critère, car une autre tendance, plus inquiétante se dessine. D’une part, l’émergence du photovoltaïque et de l’éolien repose en grande partie sur la volonté de l’Etat allemand de favoriser ces énergies, ce qui a un coût non négligeable pour le consommateur.
D’autre part, l’Allemagne est l’un des rares pays à avoir, depuis quelques années, augmenté sa consommation de charbon, dont l’impact sur l’environnement est l’un des plus nocifs parmi les énergies fossiles. Le charbon compte aujourd’hui pour 45 % de la production allemande d’électricité. Et sa consommation de lignite, anthracite et houille, tous des charbons très concentrés en carbone, représente 42, 35 et 54 % respectivement de la consommation intérieure brute de l’Union européenne.
La politique énergétique de l’Allemagne est donc en pleine contradiction, notamment avec les objectifs de baisse des émissions de gaz à effet de serre définis par l’Union européenne. Il y a principalement deux variables qui font pression à la baisse des émissions de gaz à effet de serre.
La première est bien évidemment la politique énergétique.
La seconde dépend de l’état du marché des énergies fossiles : si les prix sont à la baisse, il y aura moins d’incitations pour les entreprises innovantes à trouver des énergies substituables. L’effet est renforcé quand un nouvel acteur sur le marché fait augmenter les volumes ; c’est le cas notamment des Etats-Unis depuis quelques années avec l’exploitation de nouveaux gisements de gaz et huile de schistes.
Par ailleurs, le modèle allemand s’essouffle. L’un des plus gros chantiers d’éolien en mer (Bard 1) ne sera pas fonctionnel avant des années tant les problèmes techniques sont nombreux. Pour le moment, les autorités font tourner les turbines au fioul pour éviter l’usure causée par l’eau de mer ! Certains investisseurs commencent à jeter l’éponge.
Dans un récent sondage de la Chambre de commerce américaine, les entrepreneurs américains trouvent l’Allemagne moins attractive, à cause de ces choix en matière de politique énergétique. C’est le cas aussi de certaines entreprises allemandes, qui préfèrent investir à l’étranger. Tout cela à un coût, notamment en termes d’emplois et de croissance. Alors que l’Allemagne est le moteur économique de l’Europe, elle devra peut-être revoir certains de ses objectifs si elle ne veut pas pénaliser toute l’Europe.
L’augmentation rapide des énergies renouvelables n’a profité ni à l’industrie, ni aux ménages. Dans les deux cas, le coût de l’énergie est bien plus élevé en Allemagne qu’en France, au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis.
La situation est d’autant plus contrastée avec ces derniers, qui, grâce à l’exploitation des gaz et huile de schistes ont vu les prix de l’énergie diminuer sensiblement pour les ménages et les entreprises. Cela montre d’abord l’importance des choix politiques en matière d’énergie. C’est particulièrement le cas dans le secteur industriel.
Alors que les entreprises américaines sont de plus en plus compétitives, y compris vis-à-vis de leurs concurrents chinois, les entreprises allemandes voient leur facture d’électricité s’accroitre. Cette situation est préoccupante, car l’industrie lourde, comme la chimie, est touchée de plein fouet par la hausse des prix.
Et ce ne sont pas seulement les grands groupes qui s’inquiètenet ; les PME se disent de plus en plus préoccupée par le coût de l’énergie, qui pourrait avoir des effets délétères sur leurs exportations.
Ensuite, si les prix des hydrocarbures stagnent à cause du développement des gaz et huile non conventionnels aux Etats-Unis, il sera plus difficile pour l’Allemagne d’avoir un secteur des renouvelables compétitif. Une partie de la réussite allemande reposait sur le fait que le prix des énergies fossiles allait exploser. Si l’exploitation des gaz de schiste repousse cette perspective de 20 ou 30 ans, il sera compliquer de faire un virage à 180 degrés.

Photos de la soirée du 26 septembre remises des dons 2013/2014

27 Septembre 2014 , Rédigé par M.C. Publié dans #Albums

Lors de notre soirée mensuelle du 26 septembre, le Président 2013/2014, Thierry Chéneau a remis aux représentants des associations et personnes bénéficiaires, les dons que nous leur avions promis, soit au total un montant de 20 000 €, résultats des manifestations organisées au cours de l'année écoulée.

Un article détaillé de cette soirée sera publié dans la Lettre de Novembre et sur ce site. M.C.

Photos de la soirée du 26 septembre remises des dons 2013/2014Photos de la soirée du 26 septembre remises des dons 2013/2014
Photos de la soirée du 26 septembre remises des dons 2013/2014Photos de la soirée du 26 septembre remises des dons 2013/2014
Photos de la soirée du 26 septembre remises des dons 2013/2014Photos de la soirée du 26 septembre remises des dons 2013/2014Photos de la soirée du 26 septembre remises des dons 2013/2014
Photos de la soirée du 26 septembre remises des dons 2013/2014Photos de la soirée du 26 septembre remises des dons 2013/2014

L'Edito de Fabien Gaudineau

26 Septembre 2014 , Rédigé par M.C. Publié dans #Le Club de Montaigu

L'Edito de Fabien Gaudineau

L'Activité de Maraude et de Veille Sociale

Les actions des Lions nous portent à venir au secours de nombreuses populations dans de nombreux pays, au travers d'associations ou d'institutions diverses, et ces actions sont évidemment utiles et nécessaires.

Néanmoins nous ne devons pas en oublier pour autant la misère qui sévie à notre porte, car nombre de nos concitoyens vivent dans des conditions inhumaines, et ce dans les rues de nos villes.

L'opportunité m'est donnée à travers cet édito d'attirer l'attention sur ces personnes qui consacrent leur vie à leurs venir en aide, aux Services de Maraude et de Veille Sociale. Ils ont pour mission d'aller à la rencontre de ces populations en situation de grande précarité, vulnérables, sans logement fixe, de créer et de maintenir des liens avec elles.

Ceci passe à travers des interventions dans la rue, dans les squats, afin d'établir des contacts, de nouer des relations, et tout en conservant son rôle d'acteur à chaque personne, l'orienter vers des dispositifs de droit commun.

Les problématiques rencontrées sont récurrentes : absence de logement, absence de ressources, difficultés d'accès à l'hygiène, absence de couverture médicale, problématiques sanitaires, addictions multiples, troubles psychiatriques ...

Les solutions sont multiples et adaptées aux publics concernés :

• L'hébergement d'urgence concerne les hommes majeurs et offre des solutions temporaires via des nuitées, un accès aux soins et aux premières nécessités (restauration, vestiaire, bagagerie). Le but est de faciliter et de soutenir l'accès à l'hébergement, voir à un logement plus pérenne.

• Les maisons Relais (Pension de Famille) offrent une solution de logement plus stable (propre et sécurisant) sans limite de temps à des hommes et des femmes majeurs ayant de faibles ressources et un parcours locatif chaotique couplé d'un grand isolement familial et social.

• Le propos est que le résident reste au centre de son parcours de vie et réapprenne les actes de la vie quotidienne, développe son autonomie et se réapproprie son corps et son image. Il peut ainsi à travers ce premier pas, renouer avec les modalités du « vivre ensemble », avec la convivialité et reprendre ainsi une place de citoyen au sein de la cité.

Les Lions ont un but commun avec ces hommes et ces femmes : faire de nos villes, de nos pays, de notre monde un endroit plus juste, ou les plus favorisés doivent se sentir responsables des plus démunis.

Ces valeurs d'humanisme que nous portons, les travailleurs sociaux en font leur vocation ...
Ce texte est paru dans notre dernière “Lettre mensuelle” dans laquelle est publié chaque mois “l’Edito” ou le “Point de vue” d’un Lion. Il n’engage pas le club et n’est que l’expression de celui qui l’écrit.
Pour consulter la Lettre du mois cliquez sur le lien "PDF" ci-après :

Transfert d'Hubert Juvin

15 Septembre 2014 , Rédigé par M.C. Publié dans #Le Club de Montaigu

Dimanche 14 septembre, notre Président et moi-même étions invités à « La Cave des Rochettes ». En effet, Hubert JUVIN et son épouse Cathy avaient organisé une journée très conviviale avec leurs amis Lions du Lions Club de Niort Donjon.

C’était pour Hubert le passage entre Niort et Montaigu, le symbole d’un engagement de 9 ans à Niort Donjon qui allait perdurer en intégrant notre Club. (voir le détail du cv d’Hubert ci-contre.) Nous sommes très heureux de les accueillir dans notre belle famille montacutaine !

Nos deux Présidents ont échangé leurs fanions et ainsi scellé cette belle rencontre. Après le déjeuner (et quelques bouteilles) nous sommes persuadés que Christophe et Valérie ont fait le bon choix, nous permettant ainsi de développer nos effectifs avec un membre de qualité. « In vino véritas » bien sûr. (« Dans le vin la vérité » Pline l’Ancien…).

Philippe Sablereau

Transfert d'Hubert Juvin Transfert d'Hubert Juvin
Transfert d'Hubert Juvin Transfert d'Hubert Juvin

La voiture, témoin des changements technologiques

10 Septembre 2014 , Rédigé par Jean Baptiste Noé Publié dans #Lu pour vous

La voiture, témoin des changements technologiques, Jean-Baptiste Noé (l'Opinion vendredi 22 août)

Jean Fourastié faisait déjà remarquer à quel point les Français, obnubilés par les crises, n’arrivent pas toujours à prendre conscience des changements technologiques heureux survenus dans leur vie.

Les vacances d’été et les grandes migrations routières qui les accompagnent, permettent de se souvenir de ce qu’était la voiture il y a une vingtaine d’années, et ainsi de prendre conscience des changements technologiques majeurs qu’elle a connus. Qui se souvient encore que dans les années 1990 il fallait retirer l’autoradio de la voiture quand on la garait, de peur que celui-ci soit volé ?

Aujourd'hui, les radios sont vendues de série, et elles sont incrustées dans le tableau de bord, si bien qu’il ne vient plus à l’idée de les voler. Puis ce fut l’arrivée de la climatisation, au tournant des années 2000. D’abord rare, elle fut longtemps un produit d’appel pour les constructeurs qui proposaient des offres refroidies avant l’été. La climatisation est, à son tour, de série, si bien que l’on a perdu la notion d’un voyage d’été réalisé au sein d’un habitacle surchauffé.

La sécurité routière y a beaucoup gagné. Enfin, troisième innovation majeure, le GPS. Quel gain de temps, de sécurité aussi quand le conducteur solitaire n’a plus besoin de se contorsionner pour regarder la carte. Gageons que d’ici peu le GPS sera à son tour de série.

On pourrait poursuivre la liste en évoquant l’ABS, les airbags et la direction assistée ; et bien sur les vitres électriques et la fermeture centralisée des portes. Avancée technologique majeure aussi avec l’arrivée du téléphone dans les voitures. Autrefois limité à une élite, désormais tout le monde peut téléphoner en conduisant grâce à un kit mains libres souvent de série, qui permet de connecter son téléphone via Bluetooth.

À l’heure où l’on fête le centenaire de Louis de Funès, force est de constater que la DS, voiture de luxe et voiture phare des films de l’acteur, est aujourd'hui complètement obsolète comparée à la moindre voiture d’entrée de gamme.

On s’est tellement habitué à ces révolutions technologiques silencieuses qu’elles nous paraissent tout à fait normales. Aujourd'hui, pour réparer une voiture, il faut davantage être informaticien que mécanicien. La route sécurisée L’amélioration de la conduite est également visible dans les enrobés routiers. Les nouveaux matériaux utilisés, souvent issus de produits de synthèse dérivés du pétrole, permettent de construire des routes qui absorbent le bruit et les vibrations, et qui éliminent plus aisément l’eau en cas d’orage.

Admirez une autoroute sous une pluie violente : non seulement les essuie-glaces chassent l’eau avec une célérité remarquable, mais en plus la piste reste sèche, diminuant d’autant les risques d’aquaplaning. À cela s’ajoutent les progrès considérables apportés à la conception des pneus, véritable bijou technologique. Plus adhérent, repoussant l’eau, et bientôt increvable, le pneu est le compagnon ignoré des voyages sécurisés. La voiture attaquée Mais plus les voitures sont devenues sûres et écologiques, moins il y avait de morts sur les routes (16 545 morts en 1972, 3 250 en 2013), et plus le discours sur la voiture s’est transformé. Nous quittons là l’histoire technologique pour entrer dans le domaine de l’histoire des mentalités.

Autrefois célébrée comme un objet de liberté, la voiture est désormais attaquée et présentée comme un objet de mort. Ceux qui ont rêvé, dans leur enfance, avec James Dean et la route de Memphis, veulent désormais, devenus adultes, chasser la voiture de nos vies.

Au nom d’un écologisme mal compris, la voiture est systématiquement chassée des centres villes depuis une quinzaine d’années. Cela n’est pas sans conséquence géographique sur les territoires : en privant les villes de circulation, les entreprises et les activités s’installent en périphérie, provoquant une déflation économique des centres urbains. La parole de l’État se fait sournoisement moraliste : l’automobiliste est présenté comme un pollueur ou un assassin potentiel.

En quelques décennies, l’État a réussi à modifier le regard porté sur la voiture : elle n’est plus l’instrument de la liberté, mais le fardeau de celui qui ne peut répondre à l’injonction civique d’utiliser les transports en commun.

Conséquence de cette politique de destruction de l’automobile, la voiture haut de gamme est le seul secteur du luxe où la France n’est pas présente, alors qu’elle rayonne dans les parfums, la haute couture et le vin.

Et l’automobile, qui génère un emploi sur dix en France, connaît une longue déflation dont on ne voit pas comment elle pourrait en sortir. À moins que, de nouveau, le discours public reparle des victoires technologiques remportées par la voiture, et que le plaisir de conduire soit remis au centre des routes de l’été.

A propos Jean-Baptiste NOE Jean-Baptiste Noé est historien et écrivain, spécialisé dans l’histoire intellectuelle et la géopolitique. Rédacteur dans la revue Conflits, il anime également une émission consacrée à l’histoire sur Radio Espérance, et intervient régulièrement dans la revue en ligne Contrepoints. Il est membre du comité scientifique de la revue Food Geography, consacrée à l’histoire de l’alimentation et à la géographie alimentaire, et chargé de recherche à l’AEDES (Association de promotion des études diplomatiques et stratégiques). Professeur d’histoire au lycée Hautefeuille (92).

Les Lions du Club de Montaigu

8 Septembre 2014 , Rédigé par M.C. Publié dans #Membres du Club

Les Lions du Club de Montaigu

La Liste des membres du Club en 2014

Cette page est extraite de la Plaquette 2014 (mars) et n'est de ce fait pas à jour.

Cette page est extraite de la Plaquette 2014 (mars) et n'est de ce fait pas à jour.

Joe Preston, Président International 2014/2015

4 Septembre 2014 , Rédigé par M.C. Publié dans #Le Club de Montaigu

Joe Preston, Président International 2014/2015

Comme chaque année au 1er juillet toute la hiérarchie du Lions Club International change, de la présidence de chacun de nos clubs à celle du Lions International d’Oaks Brook. C’est la règle et malgré quelques tentatives pour la changer, cela n’a jamais abouti, et je pense que c’est très bien ainsi, tout du moins pour ce qui concerne les Présidences et les Gouvernorats.

En effet, si la durée de ces postes n’était pas limitée nous risquerions dans certains cas que des hommes ou des femmes tenteraient de se faire réélire à leur poste trop longtemps, même chez les Lions, la nature humaine est ainsi faite…. !

Notre Président international est donc Joe Preston, comme nous l’avons découvert dans la revue Lion, il nous vient de Dewey dans l’Etat de l’Arizona aux USA. Membre du Lions club de « Bradshaw Mountain, » il est Lion depuis 1974, il a exercé pendant 30 années la profession de gestionnaire de Park dans le commerce de l’automobile de la marque Ford. Comme chaque année à l’instar de ses prédécesseurs il nous délivre sa devise, pour lui ce sera : « Renforcer notre fierté » grâce au service ajoute-il.

La fierté d’être un Lion, je pense que tous ceux d’entre nous qui croient encore en quelque chose ou en tout cas au moins en l’homme (à notre époque ce n’est pas si évident !....) sont fiers d’être Lion et de contribuer au sein de nos clubs, donc avec des amis, à faire vivre la devise que nous a légué notre fondateur Melvin Jones « Nous Servons ».

Notre club qui entame sa 44ème année d’existence, a vu partir nombre de ses membres fondateurs (et pas seulement) depuis 2008.

Mais la bonne nouvelle c’est que depuis cette même date 9 nouveaux Lions nous ont rejoints et que les perspectives de recrutements prochains sont également optimistes. Nous avons la chance d’être dans un club où jusqu’à ce jour aucuns désaccords majeurs ne sont jamais apparus, depuis sa création.

La chance aussi que malgré des âges qui s’échelonnent de 38 à 94 ans, il n’y pas eu de confits de générations ! Au contraire il semble que ces différences se sont révélées être des atouts pour la cohésion et l’entente générale qui règne dans le club. Nous pouvons donc, je le pense, être fiers d’être Lions à Montaigu….

M.C

Pourquoi j'aime (malgré tout) le monde moderne

30 Août 2014 , Rédigé par M.C. Publié dans #Lu pour vous

Pourquoi j'aime (malgré tout) le monde moderne
CHRONIQUE de Luc Ferry (Le Figaro du 21 août 2014)
Conversation, tout récemment encore, avec Pascal Bruckner dont j'ai trouvé le dernier livre, « Un bon fils », épatant. Il y évoque sa rencontre et son amitié avec Finkielkraut, quelqu'un que j'estime moi aussi. Il se demande néanmoins pourquoi il ne parvient pas à partager son pessimisme hyperbolique et, sur ce point encore, je me sens proche de Bruckner.
J'observe d'ailleurs que la critique de la modernité est devenue un « Lieu Commun » de l'univers intellectuel. Elle anime désormais une pléiade de contemporains, depuis le regretté Philippe Muray jusqu'au talentueux Régis Debray en passant par notre jeune académicien. Et comme Bruckner, je m'interroge : d'où leur vient cette aversion poux l'époque ?
Par-delà leurs différences, parfois même leurs différends, ils ont en commun de n'y voir que déréliction éclipse du grandiose, effondrement de l'humanité dans l'affairisme américanisé, déclin des transcendances, victoire des communautarismes, des écrans sur les écrits, de la communication sur l'information, de l'immédiateté sur les médiations, de la vitesse sur la lenteur, de la démocratie sur la république, etc.
Tout n'est pas faux, bien sûr, dans leur diagnostic, mais, pourquoi, à l'instar de la « conscience malheureuse » que décrivait si bien Hegel, ne voir dans l’histoire que s’effondre et meurt, jamais ce qui surgit et prend vie ?
Il me semble qu'à force de s'en prendre, fût-ce à juste titre, à l'écume des choses, aux traits les plus superficiels du temps présent, ils finissent par se prendre à leur propre jeu, à tenir la surface pour le fond, l'accident pour l'essence. Certes, je concède bien volontiers que les transcendances traditionnelles, celles du divin, de la patrie ou de la révolution, celles qui fournissaient des grandes causes et du sens, ce que Debray appelle des « médiations », ont tendance à s'éclipser. Du moins en Europe, car dans le reste du monde, hélas, elles continuent à porter la mort avec une fureur inégalée.
Voyez le Moyen-Orient, le Mali, la Libye, la Centrafrique, la Syrie, l'Irak, voire l'Ukraine, où les passions patriotiques et religieuses poursuivent leurs ravages et continuent de susciter guerres civiles et massacres en tout genre. N'est-ce pas déjà une raison pour nous réjouir que, chez nous au moins, les fondamentalismes et les nationalismes au nom desquels on extermine à tour de bras, mais aussi les âneries mortifères du castrisme, du trotskisme et du maoïsme aient enfin disparu ?
« Quoi qu'en disent les extrêmes, qui ont en commun avec nos intellectuels critiques la haine du libéralisme, c'est la personne humaine qui, dans nos démocraties libérales, est devenue sacrée »
Mais il y a plus. À l'encontre de mes collègues, je ne pense pas que nous vivions le désenchantement du monde, la liquidation du sacré, pas même l'affaissement de la démocratie en « médiacratie » ; Pour autant que ces traits de l'époque y soient bien présents, ils n'en constituent, qu'un aspect, pas le caractère essentiel.
Or, si la philosophie est d'abord, comme l'écrivait Hegel, « son temps saisi dans la pensée », elle ne peut ni ne doit s'en tenir aux phénomènes les plus visibles et les plus manifestes. Ce que nous vivons, du moins sur notre Vieux Continent, n'est pas, à tout le moins pas essentiellement, de l'ordre du « déclin de l'Occident », selon le thème bien connu avec lequel nos pessimistes ne cessent de flirter. Non, ce que nous vivons, c'est plutôt, par-delà les niaiseries et la vulgarité de l'époque que je ne songe pas à contester, quelque chose d'infiniment plus profond : l'émergence d'une nouvelle figure du sacré, ce que j'appelle le « sacré à visage humain » ou la « divinisation de l'homme ».
Faites vous-même cette expérience toute simule. Posez-vous sérieusement la question la question suivante, en apparence un peu étrange, peu ordinaire, mais en réalité lourde de sens pour qui ou pour quoi seriez- vous prêt à risquer votre vie ? En d'autres termes, que considérez-vous comme sacré, au sens propre, comme digne de sacrifice ?
Quoi qu'en disent les extrêmes, qui ont en commun avec nos intellectuels critiques la haine du libéralisme, c'est la personne humaine qui, dans nos démocraties libérales, est devenue sacrée. On les dit souvent « individualistes » , égoïstes et dures, mais c'est sans réfléchir, sans comparer avec d'autres régimes dans l'histoire et la géographie. Car si l'on compare nos sociétés aux autres, à toutes les autres en vérité clans l'espace et le temps, elles sont d'évidence les plus libres et les plus douces que l'humanité ait connues.
En clair, nous sommes aux antipodes de « l'État islamique » qui dévaste aujourd'hui l'Irak. Je comprends parfaitement le mépris pour la vulgarité de la culture de masse comme pour les impostures du modernisme, reste que, tout bien pesé, c'est malgré tout avec reconnaissance que je vis dans une époque et un continent où nous pouvons écrire, aimer et penser en toute liberté comme jamais ailleurs, ni avant.
Voilà pourquoi, du reste, il est exaspérant de voir nos dirigeants politiques incapables, depuis des décennies maintenant, d'engager les réformes courageuses qui seules permettraient d'éviter à notre civilisation d'être balayée par les nouveaux entrants.
Je souscris complètement à cette approche de notre monde, cela n’étonnera pas ceux qui me connaisse et qui savent que si je n’adhère pas à tous ce que le monde d’aujourd’hui nous apporte, je m’y trouve mieux que dans celui de ma jeunesse ! M.C.

L'édito du Président 2014/2015

4 Juillet 2014 , Rédigé par M.C. Publié dans #Le Club de Montaigu

L'édito du Président 2014/2015

Eric Piveteau a 51 ans, il est marié à Mireille et ils ont 2 enfants, Il est Directeur d’un Hypermarché à Aizenay

Chers amis,

Trois ans déjà que je suis membre du Lions Club de Montaigu. Je voudrais à cet instant remercier mon parrain Frédéric et son épouse Béatrice qui nous ont permis, à Mireille et à moi, de découvrir les valeurs du Lions et d'être parmi vous aujourd'hui. Je vous remercie également de la confiance que vous m’accordez en me confiant la présidence de notre club pour l’année à venir. C’est sans aucun doute un moment privilégié pour tout membre Lions et c’est avec plaisir que j’accepte cette fonction. Les Lions sont des acteurs de la cité et notre vocation est d’agir au plus prêt de celles et ceux qui en ont besoin. A ce titre, je m’engage à poursuivre l’action menée par les présidents successifs dans le respect des valeurs portées par les Lions. Notamment le financement du minibus (projet initié par Thierry) La mise en place de l'AJA 85 Association Accueil de Jour Alzheimer (projet initié par notre PZ Maurice) (pouvoir proposer une aide à la prise en charge du coût de la journée en centre d'accueil de jour) avec le concours des 10 autres clubs de Vendée.

Pour mener à bien ces actions, nous continuerons à nous mobiliser pour assurer la collecte de fonds nécessaires :

  • ¨ Le Loto (dimanche 12 octobre) ¨

  • "La Plaquette ¨

  • "La Soirée de Gala (samedi 21 mars 2015)"

Toutefois, comme chacun le sait, un président ne peut agir seul. C’est pourquoi je remercie les membres du bureau qui ont accepté de m’épauler et de poursuivre leur fonction :

  • Fabien 1er vice président,

  • Philippe chef du protocole,

  • Christophe, secrétaire,

  • Yannick, trésorier,

  • Maurice en charge de la commisuvres sociales,

  • Jean Yves Picot pour la Plaquette,

  • Enfin, Jean Louis pour la commission recrutement toujours si stratégique pour le développement du club, l'année prochaine.

Merci également à Christine et à Thierry pour l’année qui se termine, et pour l’aide apportée dans la préparation de cette passation. (Sans oublier l’assistance de Philippe et Isabelle) Pour terminer, je souhaite remercier les Lionnes, nos épouses et compagnes qui, par leur engagement, concourent largement à la réussite de nos actions.

Enfin, comme le rappelle régulièrement mon parrain "Personne, n'oblige à être Lion, mais être Lion oblige".

En citant cette phrase, je souhaiterais que nous n'oublions pas certains de nos membres qui pour des raisons professionnelles ou personnelles peuvent traverser des périodes difficiles. Sachons leur faire savoir que s'ils le souhaitent, ils peuvent compter sur notre soutien. Notre vocation est d’agir au plus près de celles et ceux qui en ont besoin. Je vous souhaite à toutes et tous une bonne année Lions 2014/2015.

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