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Le Blog du Lions Club de Montaigu

Parler français, une aubaine économique...

14 Décembre 2014 , Rédigé par M.C. Publié dans #Lu pour vous

Les Echos mercredi 12 novembre 2014 Herve Senecal le 11/11 à 09:05

Le langue française serait bénéfique pour les échanges économiques et culturels des pays qui le pratiquent.
D'ici à 2050, pas moins de 700 millions de personnes parleront la langue de Molière selon l'OIF. La France on ne sait pas trop, mais le français, lui, se porte bien.
De 106 millions en 1985, le nombre de francophones dans le monde, c’est-à-dire de personnes "sachant lire et écrire le français" devrait passer à 700 millions en 2050 selon l’ Organisation internationale de la francophonie (OIF), qui table sur l’explosion démographique de l’Afrique, où la langue de Molière se taille la part du lion.
Mais parler français est-il une aubaine sur le plan économique ? En préambule du XVe Sommet de la francophonie, organisé à Dakar du 28 au 30 novembre prochain, l’OIF toujours, présente un ouvrage intitulé La langue française dans le monde (édition Nathan), préfacé par son Secrétaire général Abdou Diouf.
L’une des thématiques abordées par cette étude s’intéresse à la notion de "francophonie économique", c’est-à-dire à l’impact de la langue française sur l’économie des pays qui la parlent.
Maîtriser le français à l'étranger Et cet impact est plutôt significatif, n’en déplaise à ceux qui ne jurent que par l’anglais. Ainsi, selon l’OIF, alors qu’ils ne rassemblent que 14 % de la population mondiale, les pays membres et observateurs de l’OIF sont à l’origine de 20 % des échanges commerciaux mondiaux.
L’ensemble des pays francophones pèse économiquement 2,87 fois son poids démographique. Le caractère déterminant de la langue de Voltaire n’a pas échappé aux recruteurs des quatre coins du monde, qui sont de plus en plus nombreux à demander à leurs salariés de la maîtriser. Au Liban, 43 % des entreprises emploient en majorité des francophones, et 49 % des recruteurs demandent "toujours" ou "souvent" au candidat de parler français.
Au Québec, 85,2 % des entreprises de 50 employés ou plus ont généralisé l’utilisation du français. À Bruxelles, plus de 90 % des entreprises emploient le français. En Suisse alémanique, le taux d’augmentation des revenus du travail d’une personne maîtrisant la langue se situe entre +15 et +26 %. À Abidjan, Bamako, Dakar, Douala, Kinshasa ou encore Libreville, de 66 à 98 % des personnes interrogées considèrent le français comme "important" ou "indispensable" pour obtenir un travail et "réussir sa vie".
On pourrait empiler les exemples encore longtemps. Ils montrent l’importance du français sur le marché de l’emploi à travers le monde. Ils mettent également le doigt sur la dichotomie flagrante existant entre le poids économique réel du français aux quatre coins du globe, et l’image que l’on se fait de ce poids.
Le français, à l’instar d’à peu près toutes les langues à l’exception de l’anglais, est dans l’imaginaire collectif totalement phagocyté par la langue de Shakespeare. Une langue propice au business Shakespeare, pourtant, s’il était né à notre époque de notre côté de la Manche, n’aurait pas forcément perdu au change en termes de rayonnement potentiel de son œuvre dans le monde.
En effet, alors que les francophones représentaient en 2008 5,5 % de la population mondiale, leur poids en matière d’échanges culturels était deux fois plus élevé, culminant à 11,51 %. Les pays ayant le français comme langue officielle ou co-officielle étaient, la même année, à l’origine de 14,43 % des exportations mondiales de contenu audiovisuel et de services associés.
Le problème du français n’est pas d’être devenu au fil du temps l’ombre de lui-même, mais d’évoluer dans l’ombre de l’anglais. Bien loin d’être une langue capitalisant sur sa splendeur d’antan jusqu’à épuisement du filon, il se réinvente chaque jour, et contribue au dynamisme économique des pays qui l’emploient.
Le Burkina Faso, par exemple, réalise 55,3 % de ses échanges commerciaux avec des pays membres de la Francophonie. Le Mali, 41,1 %. La Tunisie, 32,6 %.
Pas vraiment anecdotique. Pour finir, il semble utile de préciser que les flux commerciaux entre deux pays de l’espace francophone sont en moyenne 22 % plus élevés grâce à cette langue, ce qui accroît leur PIB de 6 % par tête. Une donnée qui finit de démontrer que le français est une langue propice au business, et c’est plutôt une bonne nouvelle, quand on sait qu’elle sera l’une des trois langues les plus parlées au monde dans trois décennies. Inséré depuis
<http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-118305-parler-francais-une-aubaine-economique-1063035.php>

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serrurier paris 15 20/12/2014 01:09

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.

Cordialement