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Le Blog du Lions Club de Montaigu

La relativité des opinions

4 Juin 2008 , Rédigé par M.C. Publié dans #Le Club de Montaigu

Dans un excellent article paru dans "Ouest France" de ce mercredi 4 juin 2008, Jacques LEGOFF analyse cette nouvelle croyance qui veut que  tout soit relatif et que tout s'explique par le parcours de chacun : milieu social époque,  éducation etc.. etc.... en un mot que toutes les opinions se valent !

Cette nouvelle "foi"  est confortée par des médias où la relativité est la règle et souvent confondue  avec la nécessité, naturelle, d'entendre des opinions différentes.. car les débats qui sont organisés sur ces sujets, pourtant importants et sérieux, sont souvent légers et confus et de plus très politiquement corrects !

En effet, c'est aussi un travers de notre temps, il n'est pas bien vu de ne pas adopter la pensée "consensuelle" ... que les médias véhicule à l'envi ! Ce qui fait que tout individu ou groupe émettant des doutes sur ces théories est mis de facto à l'index ou en tout cas n'est pas pris au sérieux.

Il est vrai que nos certitudes d'antan, basée le plus souvent sur la "Foi du Charbonnier" peuvent difficilement se défendre aujourd'hui. Il n'est donc pas étonnant que chacun cherche sa vérité !

Nous sommes donc, passés en 50 ans d’une société quasi monolithique en termes  de valeurs reconnues à un océan d’incertitudes (modernité liquide comme le rappelle  J. Legoff) il n’est donc pas étonnant qu’un certain nombre d’entre-nous soient un peu perdus !

Pourtant, pour vivre ensemble, il faut un cadre, des règles communes.. or il n'y a pas ou plus, de croyances fédératrices... Certes, la liberté individuelle est une conquête de l'homme et la base de toute démocratie. Cependant cette liberté s'exerce dans une société commune et elle doit donc tenir compte de la liberté des autres.

Ce n'est  d'ailleurs qu'en démocratie qu'elle peut s'exercer pleinement.

Jacques LEGOFF fait référence dans son article aux républicains des premiers temps, qui dit-il n'hésitaient pas à "sacraliser" les fondamentaux de la démocratie que sont par exemple les Droits de l'Homme. Ces textes initiaux étant considérés comme valeurs absolues, non négociables !

Le problème principal de notre temps, c'est que justement nous n'acceptons plus ce socle de valeurs fondamentales sans lequel aucune société ne peut fonctionner dans la durée.

Tout ce qui limite nos envies, nos ambitions est rejeté comme étant une injustice, nous retrouvons là les thèmes chers à Alexis de Tocqueville : le conflit entre la liberté et l’égalité !


M.C. 

 

 

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