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Le Blog du Lions Club de Montaigu

Joyeux NOËL aux Lions du Club de Montaigu et à leurs familles

20 Décembre 2011 , Rédigé par M.C. Publié dans #Le Club de Montaigu

 

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L’Edito de Marcel Cacaud

 

Quelle fête résonne davantage en nous-mêmes Occidentaux, de civilisation d’origine chrétienne, que Noël ?

Que nous ayons conservé la foi de nos ancêtres, que nous soyons agnostiques ou athées, dès lors qu’arrive cette période très particulière de la dernière quinzaine de décembre une sorte « d’état de grâce » (diraient les croyants) entoure ces derniers jours de chaque année !

Que nous soyons jeunes, moins jeunes ou plus âgés, peu d’entre nous (du moins je le crois) échappent aux souvenirs de leurs Noëls d’antan : de notre enfance bien sûr avec la joie et l’insouciance qui la caractérise, mais aussi pour les plus âgés, la mémoire de ceux qui nous ont quittés, de notre jeunesse disparue etc..

Pourtant ces souvenirs, nostalgiques sont certes, joyeux ou parfois mélancoliques, mais sont cependant empreints d’une certaine douceur, comme si ce temps de Noël échappait à la réalité plus ou moins inquiétante qui nous entoure !

Cette année où l’avenir économique apparait pour le moins incertain… cette parenthèse de Noël sera la bienvenue.

Chers amis Lions souhaitons-nous, à nous tous et à nos familles et amis, de joyeux et chaleureux Noël ainsi qu’un jour de l’an de la même veine !

 

Ci-dessous deux poèmes, l’un de Charles Péguy plaçant l’avènement du Christ à travers les âges et l’autre de l’iconoclaste François Villon, sorte d’anarchiste de la fin du Moyen Âge auteur connu de « la ballade des pendus » !

 

L’héritage des nations...
Charles Péguy (1873-1914).

 

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Les pas des légions avaient marché pour lui,
Les voiles des bateaux pour lui s'étaient gonflées.
Pour lui les grands soleils d'automne avaient lui.
Les voiles des bateaux pour lui s'étaient pliées.

Les éléphants d'Afrique avaient marché pour lui
Du fin fond des déserts jusqu'aux portes de Rome.
Et pour lui les soleils d'Israël avaient lui,
Du haut du Sinaï jusqu'au fin fond de l'homme.

Et les pas d'Alexandre avaient marché pour lui
De son jeune berceau jusqu'à sa jeune mort.
Il était le seigneur de l'un et l'autre port.
Il était le seigneur d'hier et d'aujourd'hui.

Et les pas de César avaient marché pour lui
Du fin fond de la Gaule aux rives de Memphis.
Tout homme aboutissait aux pieds du divin fils.
Et il était venu comme un voleur de nuit.

Les rêves de Platon avaient marché pour lui
Du cachot de Socrate aux prisons de Sicile.

Les soleils idéaux pour lui seul avaient lui
Et pour lui seul chanté le gigantesque Eschyle.

Il allait hériter d'un monde déjà fait,
Et pourtant il allait tout jeune le refaire.

Il allait procéder de la cause à l'effet
Comme le Fils procède en descendant du Père.

 

Ballade des proverbes

François Villon (1431 – ?)

 

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Tant gratte chèvre que mal gît,
Tant va le pot à l'eau qu'il brise,
Tant chauffe-t-on le fer qu'il rougit,
Tant le maille-t-on qu'il se débrise,
Tant vaut l'homme comme on le prise,
Tant s'éloigne-t-il qu'il n'en souvient,
Tant mauvais est qu'on le déprise,
Tant crie-t-on Noël qu'il vient.

Tant parle-t-on qu'on se contredit,
Tant vaut bon bruit que grâce acquise,
Tant promet-on qu'on s'en dédit,
Tant prie-t-on que chose est acquise,
Tant plus est chère et plus est quise,
Tant la quiert-on qu'on y parvient,
Tant plus commune et moins requise,
Tant crie-t-on Noël qu'il vient.

Tant aime-t-on chien qu'on le nourrit,
Tant court chanson qu'elle est apprise,
Tant garde-t-on fruit qu'il se pourrit,
Tant bat-t-on place qu'elle est prise,
Tant tarde-t-on que faut l'entreprise,
Tant se hâte-t-on que mal advient,
Tant embrasse-t-on que chet la prise,
Tant crie-t-on Noël qu'il vient.

Tant raille-t-on que plus on n'en rit,
Tant dépend-on qu'on n'a chemise,
Tant est-on franc que tout y frit,
Tant vaut « Tiens ! » que chose promise,
Tant aime-t-on Dieu qu'on fuit l'Eglise,
Tant donne-t-on qu'emprunter convient,
Tant tourne vent qu'il chet en bise,
Tant crie-t-on Noël qu'il vient.

Prince, tant vit fol qu'il s'avise,
Tant va-il qu'après il revient,
Tant le mate-t-on qu'il se ravise,
Tant crie-t-on Noël qu'il vient.

 

 

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